Lundi 26 février 2018

Dimanche 25 février 2018 : Premier BREVET de 100 km organisé par nos amis de CSA Ruelle.

Malgré le thermomètre qui indique des températures au-dessous de 0°C, à 7h40mn, quatre courageux Cyclotouristes Angoumoisins : Georges, Patrick, Erick et Alain, enfourchent leur monture pour partir à l’assaut d’un parcours de 100 km rendu difficile par les conditions météo (entre -3,0°C et +4,0°C) et un vent glacial jusqu’au point de retournement (à Poursac, lieu du ravitaillement avec un café chaud qui fut le bienvenu).

Un peu avant, dans la ligne droite de la D12 qui traverse La Braconne, nous rejoignons un cyclo esseulé et reconnaissons la silhouette de notre copain Lucien (parti de La Rochefoucauld, il était venu jusqu’au Puy-de-Nanteuil en espérant nous retrouver…), voilà un adhérent CTA de plus et nous continuons à cinq. En essayant de se protéger du vent, en prenant la roue de Patrick, qui a assuré la plus grande partie des relais, en tentant des bordures dans les longues lignes droites entre Poursac, Couture et Valence (où le vent était de 3/4 gauche) nous arrivons à Saint-Angeau. Après le Pont-d ’Agris et Rivière nous passons Saint-Projet où Lucien nous quitte. Le thermomètre est repassé au-dessus de 0°C et l’arrivée est toute proche, le denier raidillon de Fourville ne pose de problème à personne. Accueillis à l’arrivée par trois dames qui nous propose un petit casse-croute et le verre de l’amitié en nous apprenant que notre sympathique et courageuse Isabelle (et une CTA de plus !) est partie en solo avant nous, sans que nous puissions la rattraper… Au moment de repartir, c’est notre copain Jean-Pierre qui arrive et avec qui Georges et moi-même revenons à l’accueil partager un instant de convivialité.

En résumé : beau parcours parfaitement balisé par les copains ruellois que nous remercions, satisfaction du groupe des CTA pour leur participation malgré le froid glacial.

7 CTA, 100 km, Dénivelé positif aux alentours de 1000 m, temps : 4h30mn, une moyenne de 22 km/h.

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Mis en ligne le dimanche 18 février 2018

 

Le texte qui suit rappellera, je l’espère, de bons souvenirs à tous nos amis " randonneurs cyclotouristes au long cours ", comme l’auteur, l’était lui-même… et donnera l’envie aux plus jeunes de tenter l’aventure à vélo.

 

La "gloire de Georges"

 

« La pancarte indique : 20 kilomètres. Notre randonneur sourit c’est le bout du voyage.

Naguère encore, il était à plus de deux mille kilomètres de là, impatient de partir et imaginant le long ruban de route qui, par-delà l’horizon, attendait son passage pour le conduire, de côte en plaine, jusqu’à son but lointain.

Jour après jour, équilibriste solitaire, il a laissé chez lui ce qui fait l’ordinaire de ses jours et, tailleur de route à façon, il a cousu tranquillement sur sa machine l’ourlet des provinces.

Jour après jour, heure après heure, avec ses reins, ses bras, ses jambes et ses poumons, à raison de six mètres à la seconde, il a grignoté le chemin, tourné, viré, grimpé, plongé et avancé toujours, éprouvant dans tout son corps l’impression de puissance que d’autres n’obtiennent qu’en appuyant du bout du pied sur un accélérateur.

Heure après heure, minute après minute, il a senti l’odeur des champs, des sous-bois, des bords d’étangs. Il a vu les blés mûrir à mesure qu’il avançait vers le sud. Il a joué avec le vent et le vent a joué avec lui. Il a tendu son visage à la pluie légère et arrondi le dos sous l’averse. Il a doré ou grillé sous le soleil et il s’est senti bien, et il s’est senti libre.

Il s’est élevé posément mais continûment au flanc des montagnes, a vu le paysage descendre lentement sous lui et l’horizon s’élargir. Il a gagné au terme d’efforts méritoires, des paysages mérités, puis a plongé dans la vallée par larges orbes silencieux, à la fois immobiles et rapide comme un oiseau de haut vol…

…Il a laissé les choses et les gens venir à lui dans sa merveilleuse approche silencieuse, approche quasiment tactile dont chaque instant s’incrustera dans sa mémoire car il a façonné chacun de ses moments avec son corps et avec son esprit.

Il a roulé très lentement dans les sous-bois quand il se sentait d’humeur bucolique et il a pédalé follement, mais en puissance, par lentes enjambées dévoreuses d’espace, aussi vite qu’il pouvait aller quand l’envie lui en a pris et que la route le lui permettait. Et dans ces moments-là, il se sentait invincible et il se plaisait à imaginer que cela pouvait durer toujours. Ce n’était, bien entendu, qu’une illusion, mais qui lui était chère et de laquelle il s’amusait beaucoup.

Il a sifflé, il a chanté. Puis il s’est tu parce qu’il n’avait pas trop de tout son souffle pour avaler un col qui ne voulait pas se laisser faire. Inquiet, lacet après lacet il a retardé le moment où il lui faudrait descendre de vélo et continuer à pied. Et ce moment n’est pas arrivé parce qu’au fond il n’était pas venu jusque-là pour faire de la marche à pied et qu’à vélo, quand on commence à s’écouter et à se laisser aller, il n’y a plus qu’à prendre le train.

Dans la plaine, il s’est retourné sur sa selle pour voir au loin le clocher de l’église et mesurer le chemin parcouru.

Il a vu les montagnes venir de l’horizon et se dresser pour lui barrer la route. Il a suivi des fleuves et des rivières, salué le paysan sur son tracteur et répondu à l’appel des enfants en récréation dans la cour de l’école. Il a croisé des cyclistes qu’il avait reconnus de loin pour être des congénères. Selon l’humeur, ils se sont arrêtés pour échanger quelques mots ou simplement salués d’un geste au passage.

Il a roulé dans le crépuscule aux odeurs de soupe et traversé, la nuit des villages déserts où les fenêtres luisaient de l’éclat bleuâtre de la télévision. Il a lutté contre le sommeil et salué avec le chant du coq le retour béni du soleil et de la chaleur.

Il a écouté les murmures légers de sa bicyclette, "corps vivant sous son corps", et qu’il lui arrivait parfois d’oublier quand, la pente n’étant pas trop rude, il croyait planer et glisser au-dessus de la route. Il a choisi pour elle chaque soir, avec soin, un gîte convenable et ne l’a jamais quittée sans l’effleurer d’une caresse, attention qu’elle semblait apprécier.

Il est entré dans des boutiques pour acheter des cartes postales et a lu avec étonnement des titres de journaux qui l’informaient de choses qu’il avait oubliées depuis longtemps.

Il a rencontré des gens aimables et curieux qui lui ont demandé d’où il venait comme ça. Il le leur a dit et ils ont été bien étonnés. Un peu incrédules aussi. Il sait qu’il passe parfois pour un fou, souvent pour un pauvre et, en tout cas, pour un original. Mais il s’en moque complètement parce que cela n’a aucune espèce d’importance.

Souvent, dans les villes et les quartiers, il est passé devant des groupes de jeunes appuyés sur des vélomoteurs ou des scooters et qui ont ricanés fort bêtement sur son passage. Il les a plaints parce que c’était vraiment tout ce qu’il pouvait faire pour eux.

Puis il a dépassé la pancarte, et il a su qu’il était arrivé. Il a traversé la ville indifférente, lentement, en savourant chaque ultime seconde de son bonheur. Il s’est assis sur un banc, au soleil, devant la mer, et il a étendu ses jambes, ses jambes qui venaient de faire plus de deux mille kilomètres (l’équivalent d’Angoulême-Gibraltar ! - NDR) sans même avoir l’air de s’en apercevoir.

Il s’est fait un arc de triomphe avec ses bras.

Et, mettant ses mains derrière sa nuque, il s’est renversé sur le dossier du banc.

Puis il a fermé les yeux et sourit, pour lui seul, à sa gloire. »

 

Jacques Faizant (1918 2006) Connu comme dessinateur de presse et écrivain humoriste est moins connu comme cycliste. Pourtant, grand randonneur, il a parcouru chaque année plusieurs milliers de kilomètres à bicyclette, seul ou accompagné de ses amis.

C’est à lui que j’ai emprunté ce texte tiré d’un de ses livres (ALBINA ET LA BICYCLETTE – Chronique cycliste. CALMANN-LÉVY PARIS 1968)

 

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 Mis en ligne le mardi 30 janvier 2018

« La 21ème TRANSBRACONNIENNE du 20 Mai prochain sera bien VERTE TOUT TERRAIN en rando-raid 2018.

Prêts pour l’Aventure ?

Un tour sur la brèche de la Météorite de Chassenon-Rochechouart !

 

Au seuil de Charente-Périgord et son charme discret, notre rando-raid prend un nouveau départ, en nature profonde, à l’opposé de la cité et sa BD. En forêt domaniale de Braconne (« cum foresta de Braconeys »), François Ier venait y chasser. La forêt marque la limite entre langue d'oïl à l'ouest, et occitan à l'est. En lisière de Braconne et de Bois Blanc, on entre avec le GR36 ou le GR4 dans le Karst de La Rochefoucauld et ses effondrements spectaculaires, « fosses » ou dolines. La Tardoire et le Bandiat y creuse des cavités avant de jaillir en Touvre. Entendrez-vous le TER filer à l’Est, enjamber ponts et tunnels, voie qu’il emprunte depuis 1875 ! Ménageons les jeunes pousses chères à Charente Nature : Ail des Ours, Isopyre, Jacinthe des Bois…l’espace est Natura 2000 ! La ligne de démarcation qui coupait la France en deux, contourne le château de Mélusine, juste avant les courbes de niveau sur les contreforts du Massif Central ! Grimpettes à franchir à la force des mollets !

Les constructions sont faites d’une pierre particulière, remarquable. L’Astroblème de Rochechouart, météorite tombée pas loin d’ici il y a 206,7 Ma (nous n’étions pas là…), a laissé une pierre réputée pour ses couleurs et sa texture légère, riche en verre, très calorifique et résistante au gel. Les vignes prospèrent sur les coteaux bien exposés au soleil, qui dominent la Tardoire. Le calcaire du Jurassique inférieur y produit un vin digne d’un Bourgogne (cépages Chardonnay-Chenin) - Charente Terre de saveurs- tandis que les vaches limousines s’inquiètent de nos tribulations, figées devant leurs barbelés. La voix gallo-romaine, Lugdunum à Santonum (Lyon-Saintes) établie par le général romain Agrippa, croise le GR4 qui relie Royan à Grasse et un chemin de St Jacques de Compostelle. »

Dimanche 20 Mai 2018 à Mornac (Charente)

RANDOS & RAIDS VTT – Marche (http://www.brcmornacvttclub16.com/)

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Mis en ligne le vendredi 5 janvier 2018

Un des objectifs du Comité Départemental FFCT (Codep16) est de mieux faire connaître le patrimoine touristique et culturel de notre département. Tout en pratiquant « une activité sportive de loisirs et de plein air… » suivant la définition des statuts FFCT du cyclotourisme. Ainsi, la démarche de Gérard FRESSER (membre du bureau du Codep16) entre-t-elle parfaitement dans ce cadre.

« Gérard FRESSER appelle ses amis vététistes et randonneurs à proposer des noms pour le réseau de chemins piétonniers qui sera inauguré au printemps prochain par l’agglo. Lui propose "Les Jardins de Marguerite", ou "Balade dans les jardins de Marguerite". Une référence à l’histoire est pour lui « essentielle ». « S’il y a un jour plusieurs parcours, Valois, Isabelle Taillefer, Honoré de Balzac, Reynié de Goué, Mary Cressac, Montalembert, Carnot, Thévet, Epernon, Corto Maltesse, Paul Valery, Lazare Weiller… pourraient être à l’honneur ». Gérard FRESSER s’est beaucoup investi pour faire découvrir la cité des Valois en VTT ou à pied et il va continuer avec son 11ème tour de la ville à VTT fin février-début mars et un autre, à pied, fin juin ». (Vu sur CL, mardi 02 janvier 2018)

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